Conférence de la Saison culturelle 2025-2026 - Saison 3 : XVIIe/XVIIIe siècles Entre austérité et tumulte
La Nature morte a connu une longue histoire en Occident. Avant une éclipse relative au Haut Moyen Âge, elle a été très présente dans la culture gréco-romaine et a retrouvé sa position dans les derniers siècles de la période médiévale, avant de s’imposer à la Renaissance comme un genre majeur.
Au XVIIe siècle, la Nature morte gagne en autonomie. L’accumulation d’objets évoquant une surabondance luxueuse reste de mise, mais un courant inverse s’impose progressivement, valorisant une sobriété radicale, qui confine parfois à l’austérité. Avec les célèbres « Vanités », les œuvres se doublent d’une valeur mêlant religion et philosophie, ce qui confirme la vocation de ce genre à ne pas être qu’un simple langage esthétique.
Au tournant du siècle, l’emphase semble devenir la règle pour imposer des compositions démonstratives. Mais le spectaculaire cède bientôt la place à un langage plus sincère, sans effets excessifs, où l’élégance règne dans une simplicité poétique. La volonté d’illustrer l’avancée des connaissances scientifiques amène enfin des accents nouveaux, qui contrastent avec un regard déjà préromantique.
De Zurbarán à Arellano et Meléndez, de Snyders à Claesz et Kalf, de Moillon à Monnoyer et Chardin, de Recco à Porpora et Castelli, l’Europe des nature-mortistes se déploie magnifiquement à l’époque moderne.
Cette conférence sera donnée dans le cadre du cycle « Les riches heures de Germolles : Le thème: une histoire de la nature morte» de la Saison culturelle 2025-2026 du Château de Germolles, le lundi 16 février, 14h30 et 17h, le mardi 17 février, 18h30 et le jeudi 19 février, 20h par Matthieu Pinette, conservateur en chef du patrimoine.
Prix d’une séance : 10 € (possibilité de forfaits et abonnement), nombre de place limité à 30, réservations souhaitées au 03.85.98.01.24 ou à partir de la page Contact du site du château: https://www.chateaudegermolles.fr
